Partage en images et récit d'un voyage dans le sud de l'Inde par Christophe Jonval

Christophe est aide médico-psychologique à la Résidence du Maine depuis 7 ans. Un jour,  lors d'une exposition des talents du personnel nous avons pu découvrir ses magnifiques photos de paysages qu'il prenait lors de ses voyages. Il a commencé la photo il y'a 20 ans. Découvrez ci-dessous quelques une de ses photos et de ses anecdotes, il nous les partage et ainsi nous fait prendre part à son voyage dans le sud de l'Inde. Bonne découverte !

Mumbai/Bombay ou la folie du klaxon (claque sonne)

 Arrivé tard dans la nuit, après un long vol, j'étais fatigué mais pas pour longtemps...

A la sortie de l'aéroport, mes narines s'ouvrèrent en grand et humèrent cet air très spécifique, saturé en humidité additionné à je ne sais quoi...qui faisait très exotique. 

Le chauffeur de l’hôtel est venu me chercher. Un sacré trajet ; réveil et choc auditif, sur l'autoroute premier klaxons, mon chauffeur à la main lourde, il n'a pas arrêté jusqu’à l'hôtel, près de trois quarts d'heure. Il n'était pas le seul visiblement à en user, les sons fusaient de tous côtés sur les routes. J'ai appris plus tard, que Bombay était la plus grand utilisatrice de ce signal sonore.

Après quelques jours à arpenter les rues, temples, sites religieux, je quittais Bombay en train pour Goa.

Goa et ses plages que je n'aurais pas vu... et début des galères !

 

J'ai pris le train,  j'ai adoré. Expérience à ne surtout pas rater, une aventure à elle seule. J'ai passé beaucoup de temps dans les trains, à effectuer de longs trajets. J'ai aimé ce mode de locomotion, prendre le temps, le temps de la rencontre notamment ! Les personnes sont curieuses, aiment et cherchent le contact, prêtes à aider. C'est pour toutes ces raisons que j'ai pris autant de photos de gares et de trains.

 

Je suis allée dans le nord, à la recherche des plages "cartes postales".

J'ai pas choisi la meilleure destination !

Goa est devenue une destination très prisée des Russes.

Margao, rime avec début de galère financière. Le gouvernement indien a fait retirer de la circulation les billets de cinq cent et mille roupies, alors tout le monde se précipite sur le distributeur en espérant, récupérer les quatre mille roupie maxi. J'ai tourné en vain pour en trouver un... Quatre mille en main c'est pas grand chose, mais c'est toujours ça...

Ensuite, une fois trouvé l'argent pour continuer le voyage, je rencontre la galère pour avoir des billets de train. Car là-bas, mieux vaux ne pas compter en avoir un pour le départ le jour même, et ce même pour les courtes distances ! Je n'ai pu partir qu'au bout de 48h, et avec beaucoup de patience, ne pas avoir peur de se lever tôt pour faire la queue ! Avec ce petit contre-temps malheureusement je n'ai pas pu visiter Hampi et Madurai.

Le voyage c'est aussi l'adaptation, la gestion des aléas, des contre-temps, ce qui occasionnent aussi de belles rencontres et de merveilleux souvenirs !

Mangalore

Je ne suis pas arrivé là par choix, le contrôleur m'a fait comprendre que je ne pouvais aller plus loin. Mon unique but étais de récupérer de l'argent.

Premier jour, toutes les banques situées dans la même rue ont leur distributeur vide.

Je suis assis sur les marches d'une boutique encore fermée, le temps que les banques ouvrent.

Le propriétaire me fait entre dans son magasin et pendant deux jours, cet homme m'a accueilli et aidé à atteindre mon but.  Je lui dit encore "Merci".

Loin du tumulte et des klaxons

Kerala Kochin est un havre de paix, petit port pratiquant la pêche traditionnelle en bateau et  au carrelet.

J'ai adore photographié ces pêcheurs en pleine action.

Les Blackwaters sont une série de canaux situé dans l'état du Kerala. Je l'ai emprunté par ferry, le temps d'une journée, malheureusement le ciel fut couvert. J'ai rencontré un couple de français que je recroiserai une dizaine de jours plus tard.

Kanyakumari : une Curiosité

Je voulais juste atteindre la pointe la plus au sud de l'Inde. Haut lieu de pèlerinage des Hindous.

Pour moi, c'était beignets aux oignons, bazars, temples et beaucoup de pluie...

Rameswaram

Terminus tout le monde descends. Situé sur une île en face du Sri Lanka. Cette ville n'est qu'une étape obligatoire pour aller à Dhanushkodi.

Il y a bien un grand temple Hindou que j'ai choisi de ne pas visiter. L'Inde est tellement grande et il y a tellement de choses à voir, que je me suis dit "bah ce sera l' occasion d'y retourner".

Dhanushkodi en ruine

Cette ville a été dévastée par un ouragan en 1964. Elle n'a pas été reconstruite. Sur le papier, il était écrit "ville fantôme". Je l'ai trouvé très vivante, peuplée de jeunes pêcheurs.

Pondicherry la française

Ancien comptoir français, il en reste un quartier tranquille. De vieux bâtiments coloniaux plus ou moins gardés en bon état.

Pas de pêcheurs a photographié. L'Inde c'est le pays des épices, les marchés sont pleins de couleurs, d'odeurs et d'épices. A Pondichéry, il y a justement un grand marché, là encore, j'ai trouvé des personnes accessibles prêtent à se laisser prendre en photo.

Le problème d'argent est toujours présent et le restera jusqu'à la fin de mon voyage...

Hyderabad

Très grande ville, trop peu de temps pour la découvrir entièrement, j'ai passé un très bon moment dans un marché (Garlic Market) à photographier les personnes présentes et à me promener.

Bombay, la boucle est bouclée...

Deux nuits dans le quartier musulman à m'y suis reposé. Puis, j'ai continué à poursuivre mon voyage ; destination  Malaisie.

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